Litige foncier-Antsofinondry

Vente frauduleuse de terres ancestrales d'autrui par Tricomad à la société Meji, à Antsofinondry-Antananarivo

Antsofinondry est aux rasamoelina

 

Ralambo (1560-1610) fut l’un des fondateurs de la féodalité de l’Imerina. C’est à Ambohitrabiby qu’il décida de s’installer et où il est enterré. Il engendra Andrianjaka avec son épouse Ratsitohina.
Andrianjaka (1575-1630) enterré à Antananarivo et Ravadifo, engendrèrent Andriatsitakatrandriana ;

Andriatsitakatrandriana (1600-1673), enterré à Antananarivo, et Ravololotsimitovy, engendrèrent Andriatsimitoviaminandriana ;

Andriatsimitoviaminandriana (1620-1682), enterré à Antananarivo, et Rampanambonitany, engendrèrent Andrianjakanavalondrambo Andriamasinavalona ;

Andriamasinavalona (1643-1710) et Rasolomananambonitany, engendrèrent Razakasambatra ;
Razakasambatra, enterré à Ampahadralambo, engendra Ratranombola ;

Ratranombola (1725-1800), enterré à Namehana, engendra Rakotozafindrazaka Rainilaisoja ;

Rakotozafindrazaka Rainilaisoja (1776-1873), enterré à Anjakariasy Ilafy, et Ratiaray, engendrèrent Rakotovao Rainitsimba ;

Pasteur Rainitsimba (1832-1939), enterré à Anjakariasy Ilafy et Razazamihanta, engendrèrent Ratsimba Rasamoelina ;

Ratsimba Rasamoelina (1856-1943), enterré à Antsofinondry, et Ratsaraibe, engendrèrent Ramaka Samuelson ;

Ramaka Samuelson (1894-1970), enterré à Antsofinondry, et Razainoro Hélène, engendrèrent Razaiaritsaranirina (Rakotonirainy) Lalao…et 7 autres enfants, qui sont mes oncles et mes tantes.

Dans les généalogies malgaches, on cite plutôt les lieux de sépulture, que les lieux de naissance car les tombeaux sont les mémoires généalogiques, témoin d’un statut social et de l’histoire familiale. C’est là où on est enterré que se trouve notre « tanindrazana », la terre de nos ancêtres, notre patrie.
Par ailleurs, dans la philosophie malgache, les morts deviennent sacrés. Les malgaches croient que l’âme ne meurt jamais.


Mes arrières grand-parents, Rasamoelina et Ratsaraibe, ont acheté cette terre d’Antsofinondry en 1910, à qui ils donnèrent le nom de « FIANADANANTSOA V », pour y installer un nouveau tombeau à l’intention de leurs descendants et de faire de cette terre, un lieu d’accueil pour eux. Ils déposèrent une pierre levée fondatrice pour symboliser la solidarité familiale. Depuis ce jour, FIADANANTSOA fut le lieu de toutes les rencontres familiales, même des familles élargies, et jusqu’à ce jour.


Dans leur testament, Rasamoelina et Ratsaraibe laisse « FIADANANTSOA V » à leurs 2 fils, Ramaka Samuelson et Ramiaramanana Samuel, seuls héritiers, avec l’interdiction de la vendre, ou de l’hypothéquer et précise que 100 mètres autour du tombeau, la zone dite « Tsy mialonjafy » chaque descendant sera libre d’y construire une maison, mais ces maisons ne peuvent être vendus à des étrangers de la famille. Seuls les descendants des Ramiaramanana et des Ramaka peuvent reposer dans le tombeau. Ces consignes ont été rappelées par la suite par le testament de mes grand-parents Ramaka et Razainoro.


Le titre de FIADANANTSOA V est volé par un salopard en 1978, et qu’il fait semblant de vendre de suite à son complice Ramanantsoa Julien, un homme qui fréquentait souvent les lieux pour assister à des combats de coqs. Ce stellionataire revend la terre à la société Tricomad d’Amirali Rajabali, qui malgré la connaissance du litige foncier, l’achète quand même.

En 2016, Tricomad par l’intermédiaire de Schneller Yves Jean Marie revend le terrain avec ses tombeaux, les maisons et ses habitants, pour une bouchée de pain, à la société fictive Meji de Ah Thion Elka. Certes, les Schneller, les Rajabali, les Ah Thion, sont des immigrés, qui n’ont aucune racine dans ce pays et malgré toutes ces années où ils y ont vécu, n’ont rien appris de la culture malgache, des coutumes, de la place des morts, des tombeaux et des terres ancestrales pour un malgache. Ils sont venus pour se faire des tunes et rien de plus, et sont capables d’acheter et de revendre, sans état d’âme, comme le vulgaire voyou de Ramanantsoa Julien, les ossements des razana.

Que dire de ces gens sans moralité et qui nous pourrissent la vie dans ce pays, en se croyant tout permis car ils ont l’appui des autorités qu’ils ont corrompu.  Comment le titre original qui a été volé se retrouve-t-il aujourd’hui entre les mains de Ah Thion ? Peut-être, va-t-elle prétendre descendre aussi de Rasamoelina !  
 

Pas plus tard qu'en novembre 2017, nous y avons enterré une des notres. Comment peut-on s'octroyer des tombeaux fonctionnels d'autrui ?

Malalanirina S Rakotonirainy

* Il semble que la dite société MEJI est géré maintenant par HARGREAVES JOHN DAVID

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