Trois semaines au pays des kangourous

Notre long voyage commence à l'aéroport de Roissy un vendredi soir, direction Singapore ou plutôt l'aéroport de Changi où nous resterons en escale pendant 4 heures. Outre les nombreux magasins de luxe, ce qui est très intéressant ici ce sont les nombreuses orchidées, tellement belles qu'on a du mal à réaliser que ce sont des vraies. Il y a même un jardin d'orchidées avec un bassin rempli de gros poissons très colorés.  Et au milieu de tout cela, un grand piano à queue où un pianiste nous livre toutes les 15 min, un morceau de musique classique ou d'air connu. Un vrai enchantement !

Près de 22 heures après notre départ de Paris, on arrive enfin à l'aéroport de Brisbane. C'est dimanche, il est 7 heures du matin, l'air est doux, le ciel est d'un bleu lumineux. Nous sommes arrivés 20 min plus tôt que prévu car le pilote avait peut être hâte de rejoindre sa belle. Les bagages sont livrés très vite et on se demande pourquoi à Paris on attend toujours 1 heure avant de les avoir. On rentre rapidement en passant par la "city" le centre ville de Brisbane, une petite douche, une petite colation et première sortie pour le marché artisanale de River Side qui se tient que le dimanche matin. Comme son nom l'indique, on est au bord de la rivière Brisbane qui traverse la ville et qui donne son nom à la ville. Au fond, vous avez le plus vieux pont de Brisbane, construit par les anglais. Des séances d'escalade sont proposées mais merci, pas pour moi, j'ai déjà du mal avec la Tour Eiffel.

Le lundi on se repose et on prépare nos bagages pour le grand départ de mardi où on doit se lever à 6h du mat et être à l'aéroport pour le vol de 9h pour Darwin. Darwin se trouve à 4h de vol de Brisbane. Il fait 30 °C à l'ombre, la différence de chaleur avec Brisbane est saisissante. On prend rapidement un taxi pour aller au centre ville récupérer le campingcar. Pendant que Sonja et Andry s'occupent des démarches administratives, Linda et moi, on se change en tenues plus légères car ça chauffe et l'attente fut longue, très longue. On avait réservé un campingcar "neuf" pour 5 personnes et voici qu'on nous dit qu'il n'y en a pas de disponible mais pour le même prix, on nous en donne un de 6 places mais pas "neuf". Vus les km qui nous attendaient, on a insisté pour le "neuf" et après près de 2 h de pourparler, on rentre enfin dans notre super "home". C'est une immense voiture avec air conditionné, WC et douche, super équipée (frigo, micro-onde, grille-pain, bouilloire, tout le nécessaire pour la cuisine, 5 chaises de camping, table, balai, etc.) et des draps, couettes, oreillers et serviettes de bain...Bien sur, tout cela bien emballé comme neuf car en Australie, on ne rigole pas avec l'hygiène.  

Et en route pour l'aventure !


Première étape :


le Parc national de Kakadu à 250 km de Darwin.


Kakadu (classé au patrimoine mondial de l'UNESCO) est le plus grand parc national d'Australie, s'étendant sur 20 000 km2 et regroupant le plus grand nombre d'art rupestre au monde.

Nous rentrons dans Kakadu par l'Arnheim Highway, de toute manière, il n'y a pas d'autre choix, il n'y a qu'une route pour y aller. Nous atteignons le parking-camping de Mamukala à la tombée de la nuit. Un autre campingcar identique au notre y est déjà parqué. Et surprise, on entend parler français. Ce sont des français de Nouvelle Calédonie en vacances. On fait rapidement le tour du site car les moustiques attaquent. Sonja et Andry dorment dans leur petite tente (par plaisir) , Linda et Moi dans le campingcar. Le lendemain, réveil à 5h30 du matin pour aller vers l'étang et surprendre le réveil des milliers d'oies, de canards et d'autres oiseaux de toutes sortes. L'envol des nuées d'oiseaux avec en toile de fond, le lever du soleil est un spectacle grandiose, une expérience indéfinissable...silence...on retient son souffle, on regarde et on écoute le bruissement des ailes. Soudain, un gros cochon noir apparaît mais qui disparaît très vite en nous voyant. Ici, bien sur, comme pour tous les plans d'eau de la région, on ne met pas son orteil dans l'eau car il y a des crocodiles partout.

Après un super petit déjeuner, on repart pour  le mont Ubirr situé à près de 150 km de là, à l'extrémité nord-est du parc. Ici entre chaque endroit, faut au moins faire 100 à 200 km. Et tout le long de la route, pendant des km et des km, un seul paysage monotone noir, de désolation, car il est de tradition en Australie, depuis la nuit des temps, de mettre le feu à la végétation en saison sèche pour, paraît-il, préserver la biodiversité. C'est assez discutable ! On n'a pas pris de photos tellement c'était moche! Et dans ce paysage de steppe brûlé, des tas de termitières qui peuvent parfois atteindre des tailles incoyables.

PS. La termitière est à droite, moi je suis à gauche

Ubirr est l'un des plus importants sites de peintures rupestres. Les peintures, à l'air libre, faites à l'ocre rouge ou jaune, datent pour certaines de 50 000 ans et d'autres des années 80.  Les peintures de style Xray "rayon x", c'est-à-dire que l'on peut voir le squelette, représentant des wallabies, poissons, opossums, tortues, datent d’environ 20 000 ans. Beaucoup d’animaux (wallabies, tortues, poissons, etc.) sont peints mais sont représentées ici aussi des scènes de la vie quotidienne (recettes de cuisines, chasse) et des créatures plus mystiques, essentiellement le Rainbow Serpent, sorties du temps des rêves « Dreamtime », temps précédant la création du monde. Toutes ces histoires sur les rochers ont été faites dans un but éducatif pour apprendre et transmettre aux enfants, les traditions et la moralité du peuple aborigène.

 

Malheureusement je ne peux vous montrer ces superbes dessins car mon petit appareil numérique a ses limites.

  Comme partout sur cette terre aborigène, beaucoup d’endroits sont sacrés, telle la galerie du Rainbow Serpent, réservée aux femmes aborigènes. On escalade Ubirr (une quinzaine de min) et on arrive au sommet d'un gigantesque plateau d'où on peut admirer Arnhem Land sur 360 °C. Emotion assurée ! Ici sur ces rochers, a été tourné le film Crocodile Dundee. etant donné la grosse chaleur qui tape, on essaie de ne pas trop faire les Paul Hogan, on cherche plutôt un petit coin d'ombre sous un rocher. La vue est splendide. Pendant la saison humide, cette plaine est complètement inondée.

On reprend la route en début d'après-midi pour visiter le "Bowali visitor centre", à plus de 100 km de là. On trouve dans ce centre des tas d'informations sur Kakadu mais également une exposition et une projection de vidéos sur la culture aborigène. Il y a aussi un petit magasin de souvenirs et autres petites bricoles. J'en profite pour acheter une bombe anti-moustique local car celle ramenée de Paris (soit disant pour pays exotique) est complètement inefficace. Et ici, intérêt à se protéger, surtout pour les personnes de nature allergique comme moi. Mon reccord, en moins de 2 min dehors, 14 piqûres. Notons que jusqu'à ce jour, on n'a rencontré aucun aborigène. Curieux !

Ce soir, on rejoint notre lieu de camping assez tôt, proche d'un billabong (point d'eau) où on espère voir des crocodiles.

Mais pas de crocodiles en vue, par contre beaucoup de grosses fourmis blanches qui vous mordent aux pieds. De vrais montres ! Ce soir, petit repos bien mérité autour d'un feu en savourant du maïs grillé et une immense salade. D'ailleurs, pendant tout ce voyage, on a essentiellement mangé que des salades car on n'avait pas le temps de préparer des petits plats compliqués. On dort tôt car demain réveil à l'aube pour re-essayer de voir les crocodiles et  le lever du soleil.

 

Les crocodiles nous ont boudé ! On reprend la route, direction Yellow Water, pour une croisière. L'endroit est magnifique, des tas d'oiseaux, des buffles sur les rives et surtout plein de crocodiles qui nagent tranquillement autour de nous. Ici, pas intérêt à tomber dans l'eau, même si on vous dit qu'ils ne s'attaquent pas aux humains ! Mon oeil !

Ca vaut le coup de s'attarder un peu dans le lieu pour admirer le coucher du soleil

On ne quitte pas le parc national de Kakadu sans un petit plongeon dans un de ces lacs bordés de cascades. 

Deuxième étape : le Parc national de Nitmiluk


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